23 heures de la BD 2018

Oyez, oyez chers internautes, il est temps de se replonger dans le défi annuel des 23h de la BD ! Pour ceux qui découvrent, voici les règles du jeu :

– Dessiner une BD de 23 planches + une couverture
– Faire tout ça en 23 heures, du samedi au dimanche de 13h à 13h (on enlève une heure pour le changement d’heure, et pouf.)
– Respecter le thème « Attraction fatale » et la contrainte « Respecter le test de Bechdel« , tous deux donnés sur le site le jour-même à l’heure du top départ (donc samedi à 13h)
– Rester à peu près vivant.

Tout cela s’est déroulé ce samedi 24 mars à 13h jusqu’au lendemain, dimanche 25 mars, à 13h également.

Comme d’habitude je n’étais point seul, nous étions cette fois pas moins de six pour réaliser trois BD différentes dans les temps : Monkibe, ElOrnitorrinco, Clara Lang, La Chouette révoltée et ZuperMoi.

Pour lire les trois BD, il y a la mienne (réalisée avec Clara Lang, El Ornitorrinco et Monkibe) juste en dessous.

Celle de Zupermoi se trouve en cliquant ici.

Celle de la Chouette Révoltée en cliquant là.

 

Si vous avez raté les précédentes éditions, vous pouvez aller voir :
Les 23hBD 2015 : Des chats et des bateaux (et David Hasselhoff)
Les 23hBD 2016 : Des cow-boys et des horloges
Les 25hBD 2016 : De la bagarre et des bananes
Les 23hBD 2017 : Des céréales et des enfants muets
Les 25hBD 2017 : Du père Noël et des enfants insupportables

 

23h de la BD, rencontres de lecteurs et dessins sur rails

12022430_10207784026851615_1461981955716102518_o

batman 23hbd LD
Lui aussi a le droit de participer aux 23h de la BD

Attention, ceci est un article massif. Pour plus de fluidité, si vous voulez aller à la partie qui vous intéresse directement, suivez-donc les liens :

 

 

 

Les 23 heures de la BD 2016

Dans le pays des gens qui gribouillent des trucs plus ou moins malsains, il y a un événement aussi sacré qu’un powerpoint pour un fonctionnaire en réunion : les 23 heures de la bande dessinée. Kézako ? Allez donc voir par là pour en savoir plus.

Maintenant que vous êtes instruits, resituons la chose. Nous sommes samedi 26 mars 2016, le temps est aussi clément et agréable qu’un guichetier de la préfecture et quatre individus se rassemblent dans un appartement aussi bien ordonné qu’un rayon de magasin de Lidl et situé à quelques lieues de la capitale. Qui sont ces individus ? Nuls autres que l’étrange Monkibe, le véhément Ceddo, l’indéfinissable Bambou et moi-même (attribuez-moi l’adjectif que vous voudrez).

Ceeq1dDWQAA-fr_.jpg large
L’écriture du scénario. Ça n’a pas chômé.

Tous prêts à en découdre, nous attendons patiemment le top départ, prévu pour 13h, de ces 23h de la BD.
À l’heure dite, le thème est lancé : Western. La contrainte suit : il faut faire apparaître dans l’histoire un personnage portant une énorme horloge.

Crayons à la main, stylos prêts à être dégainés et gommes (dont une volée à une lectrice un peu plus tôt) au garde-à-vous, le challenge débute. Monkibe et moi-même de notre côté, face à Bambou et Ceddo qui travaillent sur leur propre BD.

Les deux premières heures, nous réalisons le scénario. Pour cela, plusieurs étapes et beaucoup de discussions/désaccords/engueulades/combats à mort à mains nues :

  • Nous choisissons très tôt de faire de cet « homme à l’horloge » l’élément central de l’histoire. Ce sera une sorte de MacGuffin, le fil rouge de l’intrigue principale.
  • Le grand méchant s’appellera Plouf-Plouf. L’idée est issue d’une conversation sans aucune sorte de rationalité qui a eu pour conclusion qu’un grand méchant avec un surnom comme ça, ça en jette.
  • Plouf-plouf devient petit à petit le personnage principal, par voie détournée : il aura droit à un flash-back, un instant émotion et des moustaches.
  • Enfin, aucun coup de feu ne sera tiré avant la fin de l’histoire. Pour éviter les facilités scénaristiques.

Une fois les idées lancées, nous découpons le scénario en fonction du nombre de pages (23, donc), définissons la place allouée à telle ou telle scène, et affinons le tout : titre de la BD, nom des personnages, design, personnages secondaires, règles de narration choisies, nombre de pious à caser, etc.

C’est alors le moment de se lancer dans le gribouillage. En parallèle, nous avons déjà engouffré trois pizzas, un paquet de chips, un sachet de cacahuètes (grillées à sec, s’il vous plaît) et deux flammekueches. Notre sang a été remplacé par diverses boissons énergisantes et, pour ma part, une perfusion au café. Du Nespresso.

CefdrpsW4AAIacu.jpg large
Ici, le début du challenge. Nous avions alors encore forme humaine. Notez Ceddo, à droite, qui semble déjà subir l’événement.

Le dessin se déroule sans heurts. Au fil de la soirée, Bambou, qui a parfois des relents alsaciens, commence à avoir des spasmes trahissant une fatigue naissante. Ceddo tente de paraître éveillé, mais on sent ses paupières s’alourdir d’heure en heure. D’obscures discussions ont l’air de les animer, à base de lapins, d’animaux aquatiques et d’Abraham Lincoln.

Passé minuit, nos organismes respectifs sont substitués par des substances sucrées et grasses en quantités industrielles. Certains ont des convulsions, d’autres se mettent à tester l’insertion de crayons dans divers orifices organiques : la réelle lutte commence.

CefJ08UWwAA83kW.jpg large
Tant de gens qui travaillent en cohésion parfaite, c’est beau. Enfin je parle de Ceddo et moi, Bambou étant visiblement en train d’essayer de tuer le photographe par la pensée. Elle est comme ça.

Quelques heures plus tard, Bambou et Ceddo ont cédé. Fatigués, exténués par tant de torture artistique, ils ont plongé dans les limbes du sommeil, dans les méandres des songes, dans l’abîme du canapé de la salle de séjour.

Monkibe et moi-même luttons, continuons tant bien que mal. Le matin venu, tandis que les seuls sons sortant de ma bouche sont des grognements et vociférations qui feraient fondre un tympan rien qu’en les écoutant, nous parvenons, à 12h le dimanche, à terminer notre BD et à la diffuser sur le site des 23hBD. Victoire.

Ceddo et Bambou, humiliés à jamais, sont enduits de goudron et de plumes mais ont tout de même réussi à produire 18 pages, qui du coup laissent un suspense insoutenable provoquant rognures d’ongles en pagaille, spasmes de frustration et geysers de bave en attente d’une suite.

Après ce challenge, tout le monde s’est étalé comme il se doit sur tout ce qui semblait plus mou que du plancher.

CejbuovWQAAroA2.jpg large
Le repos des guerriers.

Ainsi se sont achevées ces 23h de la BD de notre côté. Passons maintenant au résultat, nom d’un colt !

 

Les 23h de la BD : la BD

Oui, parce que bon, c’est bien de causer, mais vous avez peut-être envie de la lire, la BD, nom d’un poulpe. Le résultat nous paraît satisfaisant, même si certains passages peuvent paraître brouillons, narrativement parlant (ce mot n’existe pas, mais il devrait). Mais en lisant bien, on comprend tout. Je crois. Hop !

couv23hbd2016 montagePouf. Fin.
Vous commencez à me connaître, je ne me suis toutefois pas arrêté à cette seule BD. Une fois de retour dans le  train pour rentrer à Bordeaux, un incontrôlable phénomène s’est produit.

 

Les 2h30 de la BD dans le train

Alors que j’étais assis dans le train, prêt à revenir dans le pays du vin, des cannelés et des chocolatines, une idée m’a soudain traversé l’esprit. Une nouvelle idée basée sur le thème du Western. À croire que ces 23hBD m’avaient complètement lavé le cerveau. Du coup, regardant l’heure, je me suis lancé un petit challenge : réaliser cette idée en 2h30 avant d’arriver, le tout en 4 pages. Les voici.

2h30 de la BD_0001 LD

Un scénario shakespearien, comme vous pouvez le constater.
Anecdote amusante : Au moment-même où j’ai eu l’idée de ces 4 pages, mon voisin de voyage a sorti son carnet de croquis pour commencer à gribouiller. « Un collègue ! », ai-je pensé tout en sortant mon propre matériel.
Il a tout de même dû se demander quelle sorte de stupéfiant me poussait à pondre 4 pages sur un délai aussi court, tandis qu’il terminait son dessin d’une demoiselle à moto. Les 23HBD, ça laisse des séquelles.
(J’ai tout de même pu le rassurer quand à ma gribouillite chronique aiguë en lui expliquant que je venais de passer 23h à dessiner sans interruption.)

Cette rencontre ne fut cependant pas la seule, bien au contraire.

 

Les rencontres de lecteurs

Une fois à Paris, le vendredi 25 et le lundi 28 dans l’après-midi, après un voyage en train pendant lequel mon voisin est reparti avec un gribouillis de poulpe, comme ça, hop, deux rencontres se sont organisées, histoire que je voie un peu vos trognes. Et ce ne fut point décevant.

Non contents de venir discuter et boire un verre (ou quatre), quelques lecteurs m’ont fait des gribouillis tous plus fabuleux et absurdes les uns que les autres (bon, j’ai un peu menacé les gens et toutes leurs familles pour qu’ils dessinent mais c’est un détail). Voici les œuvres réalisées entre deux discussions sans queue ni tête, mais fort agréables. Merci à eux.

dessins lecteurs_0010 LD dessins lecteurs_0009 LD dessins lecteurs_0008 LD

 

 

 


dessins lecteurs_0007 LD dessins lecteurs_0006 LD dessins lecteurs_0005 LD

 

 

 

dessins lecteurs_0003 LD dessins lecteurs_0002 LD dessins lecteurs_0001 LD

 

 

 

 

12991784_1042678795826641_906967281_o12991784_1042678795826641_906967281_o - Copie12970661_1042681239159730_749623145_o

 

 

 

 

 

Ces deux après-midi furent très sympathiques. Avec Monkibe, nous étions ravis. Pourtant, on exprime rarement notre joie (on préfère dénigrer la populace, c’est bien plus tordant). On recommencera.

Ceci marque la fin de l’article, qui est déjà bien assez long, boudiou. Terminons en remerciant bien chaudement les organisateurs de ces 23h de la BD, en particulier le sieur Golliver et la Dame Zia qui ont assuré plus que de mesure.

Rendez-vous très bientôt pour deux prochaines vidéos (dont l’une en collaboration avec un autre blogueur que vous connaissez probablement…) et une éventuelle BD sur Pâques en retard. Si tout va bien.

El 23 heures Del ã BD

Bonjour à tous et toutes !

Aujourd’hui, c’est une annonce + un petit jeu participatif à votre intention (et un gribouillis, bien entendu, pour accompagner).
Les 23 heures de la BD arrivent à grand pas (les 26 et 27 mars), et de mon côté, ce sera l’occasion de monter sur la capitale. Tout d’abord, les « 23HBD », c’est quoi ? C’est ça.

L’année dernière, l’exercice a donné cette BD réalisée de 13h le samedi à 9h30 le dimanche (soit 20h30 non-stop de dessin acharné).

Cette année, je remets donc le couvert dans la région parisienne en compagnie de trois fous furieux du crayon : le bondissant Ceddo, la délurée Bambou et le roux Monkibe.
Nous organiserons deux équipes : Ceddo et Bambou contre Monkibe et moi-même. Donc deux BD de 23 pages en 23 heures, que je relaierai ici. Et on mettra sûrement plein de photos sur mon Snapchat (cherchez un certain poulop33).

Pour ajouter un petit grain de folie à cette folle entreprise, j’ai eu l’idée de vous demander une contrainte qui viendrait s’ajouter au thème et à la contrainte officiels des 23hBD.
Alors lâchez-vous, si cela vous dit, et ajoutez une contrainte de dessin (s’il y en a des marrantes, on en prendra probablement une par dessineux).
Exemples de contrainte : dessiner une carotte qui parle dans l’histoire, faire dix cases muettes d’affilée, faire apparaître un personnage schyzophrène…

Dernière chose : si certains parisiens traînent dans le coin, je serai sur Paris dès le vendredi 25 mars à 13h, ainsi que le lundi qui suit, la journée jusqu’à 18h environ. Si certains veulent organiser une rencontre / boire un verre / planter des choux dans ces créneaux là, je serai en errance, donc tout disposé ! N’hésitez pas à me contacter en cliquant sur l’onglet « Contacter l’auteur » tout en haut, là, voilà.

J’en ai fini. En espérant vous voir nombreux dans le coin !

23 heures de la BD 2016

La page des 23HBD
Le site des 23HBD

23 heures de la BD : les Naufragés

Les amis, c’est l’heure du débriefing. Les 23 heures de la BD se sont terminées hier à 13h pétantes.

Qu’est-ce donc, les 23hBD ? Eh bien toutes les explications sont ici : clic magique.
Pour faire bref
, : 23 heures, 23 pages de BD à réaliser à partir d’un thème donné le moment venu et une contrainte. Ici, le thème était Les naufragés, et la contrainte de faire apparaître David Hasselhoff portant un T-shirt avec l’inscription « I love Piak » dans la BD. Simple, quoi.
L’ami Monkibe (venu pour l’occasion de Paris pour y participer) et moi-même avons donc laissé sueur et larmes dans l’accomplissement de ces heures dessin.
Pour consulter les réalisations des autres participants aux 23hBD, c’est par là.

Mais arrêtons la parlotte, je vous laisse un résumé en 5 petites cases de ce week-end fou, à la suite de quoi vous pourrez lire la BD que j’ai réalisée dans la fatigue, les convulsions et le sang. Et en bonus, des photos de « l’atelier » aménagé pour l’occasion dans mon modeste chez-moi.

425368cr23hbd
Maintenant que vous avez capté l’ambiance qui régnait ici, je vous laisse avec la BD. Cliquez donc dessus pour la voir en plus grand.
Bonne lecture !

442020montage23hbdVous êtes encore là ? Très bien. N’hésitez pas à me laisser un petit mot pour me donner votre avis, j’aime quand vous me dites que vous m’aimez.

Comme je suis un homme bon,  je vous laisse le bonus promis en début d’article : les quelques photos de notre atelier de dessin.

Vous savez tout ! Merci d’avoir eu le courage de lire jusqu’ici et à la prochaine les enfants !

(24-1) heures chrono

Chers internautes liseurs de blogs BD,
Les 28 et 29 mars, de 13h le samedi à la même heure du dimanche, le modeste maître des lieux participera aux 23 heures de la BD.
Diantre, vous exclamerez-vous avec des yeux brillant d’impatience, mais en quoi cela consiste-t-il ? C’est simple : il s’agit de réaliser, en 23 heures, une bande dessinée de 23 pages ainsi que la couverture, en se basant sur un thème (exemple : la gobeuse de hamsters) et une contrainte (exemple : dessiner les yeux bandés) donnés.
Pour m’aider dans cette faste tâche, l’ami Monkibe (qui n’a ni site internet, ni blog, ni réseau social, donc pour faire sa pub, on repassera) participera également.
Nous essaierons d’installer une webcam live pour que ceux qui n’ont absolument rien à faire d’autre de leur vie puissent observer l’avancée des travaux.
Pour vous faire une idée du résultat, je vous invite à jeter un coup d’œil aux productions des auteurs des années précédentes.
Le résultat des 23h sera posté ici et sur le site des 23hBD, alors ne loupez pas le rendez-vous, petits filous ! Allez, sortez gambader un peu, au lieu de glander sur le net.

Ah et pour l’occasion, j’ai fait un dessin.

721600lapin23hbdld
Et c’est ainsi que l’on inventa l’expression « décoller comme un lapin avec un crayon-fusée géant ».