23h de la BD, rencontres de lecteurs et dessins sur rails

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Lui aussi a le droit de participer aux 23h de la BD

Attention, ceci est un article massif. Pour plus de fluidité, si vous voulez aller à la partie qui vous intéresse directement, suivez-donc les liens :

 

 

 

Les 23 heures de la BD 2016

Dans le pays des gens qui gribouillent des trucs plus ou moins malsains, il y a un événement aussi sacré qu’un powerpoint pour un fonctionnaire en réunion : les 23 heures de la bande dessinée. Kézako ? Allez donc voir par là pour en savoir plus.

Maintenant que vous êtes instruits, resituons la chose. Nous sommes samedi 26 mars 2016, le temps est aussi clément et agréable qu’un guichetier de la préfecture et quatre individus se rassemblent dans un appartement aussi bien ordonné qu’un rayon de magasin de Lidl et situé à quelques lieues de la capitale. Qui sont ces individus ? Nuls autres que l’étrange Monkibe, le véhément Ceddo, l’indéfinissable Bambou et moi-même (attribuez-moi l’adjectif que vous voudrez).

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L’écriture du scénario. Ça n’a pas chômé.

Tous prêts à en découdre, nous attendons patiemment le top départ, prévu pour 13h, de ces 23h de la BD.
À l’heure dite, le thème est lancé : Western. La contrainte suit : il faut faire apparaître dans l’histoire un personnage portant une énorme horloge.

Crayons à la main, stylos prêts à être dégainés et gommes (dont une volée à une lectrice un peu plus tôt) au garde-à-vous, le challenge débute. Monkibe et moi-même de notre côté, face à Bambou et Ceddo qui travaillent sur leur propre BD.

Les deux premières heures, nous réalisons le scénario. Pour cela, plusieurs étapes et beaucoup de discussions/désaccords/engueulades/combats à mort à mains nues :

  • Nous choisissons très tôt de faire de cet « homme à l’horloge » l’élément central de l’histoire. Ce sera une sorte de MacGuffin, le fil rouge de l’intrigue principale.
  • Le grand méchant s’appellera Plouf-Plouf. L’idée est issue d’une conversation sans aucune sorte de rationalité qui a eu pour conclusion qu’un grand méchant avec un surnom comme ça, ça en jette.
  • Plouf-plouf devient petit à petit le personnage principal, par voie détournée : il aura droit à un flash-back, un instant émotion et des moustaches.
  • Enfin, aucun coup de feu ne sera tiré avant la fin de l’histoire. Pour éviter les facilités scénaristiques.

Une fois les idées lancées, nous découpons le scénario en fonction du nombre de pages (23, donc), définissons la place allouée à telle ou telle scène, et affinons le tout : titre de la BD, nom des personnages, design, personnages secondaires, règles de narration choisies, nombre de pious à caser, etc.

C’est alors le moment de se lancer dans le gribouillage. En parallèle, nous avons déjà engouffré trois pizzas, un paquet de chips, un sachet de cacahuètes (grillées à sec, s’il vous plaît) et deux flammekueches. Notre sang a été remplacé par diverses boissons énergisantes et, pour ma part, une perfusion au café. Du Nespresso.

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Ici, le début du challenge. Nous avions alors encore forme humaine. Notez Ceddo, à droite, qui semble déjà subir l’événement.

Le dessin se déroule sans heurts. Au fil de la soirée, Bambou, qui a parfois des relents alsaciens, commence à avoir des spasmes trahissant une fatigue naissante. Ceddo tente de paraître éveillé, mais on sent ses paupières s’alourdir d’heure en heure. D’obscures discussions ont l’air de les animer, à base de lapins, d’animaux aquatiques et d’Abraham Lincoln.

Passé minuit, nos organismes respectifs sont substitués par des substances sucrées et grasses en quantités industrielles. Certains ont des convulsions, d’autres se mettent à tester l’insertion de crayons dans divers orifices organiques : la réelle lutte commence.

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Tant de gens qui travaillent en cohésion parfaite, c’est beau. Enfin je parle de Ceddo et moi, Bambou étant visiblement en train d’essayer de tuer le photographe par la pensée. Elle est comme ça.

Quelques heures plus tard, Bambou et Ceddo ont cédé. Fatigués, exténués par tant de torture artistique, ils ont plongé dans les limbes du sommeil, dans les méandres des songes, dans l’abîme du canapé de la salle de séjour.

Monkibe et moi-même luttons, continuons tant bien que mal. Le matin venu, tandis que les seuls sons sortant de ma bouche sont des grognements et vociférations qui feraient fondre un tympan rien qu’en les écoutant, nous parvenons, à 12h le dimanche, à terminer notre BD et à la diffuser sur le site des 23hBD. Victoire.

Ceddo et Bambou, humiliés à jamais, sont enduits de goudron et de plumes mais ont tout de même réussi à produire 18 pages, qui du coup laissent un suspense insoutenable provoquant rognures d’ongles en pagaille, spasmes de frustration et geysers de bave en attente d’une suite.

Après ce challenge, tout le monde s’est étalé comme il se doit sur tout ce qui semblait plus mou que du plancher.

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Le repos des guerriers.

Ainsi se sont achevées ces 23h de la BD de notre côté. Passons maintenant au résultat, nom d’un colt !

 

Les 23h de la BD : la BD

Oui, parce que bon, c’est bien de causer, mais vous avez peut-être envie de la lire, la BD, nom d’un poulpe. Le résultat nous paraît satisfaisant, même si certains passages peuvent paraître brouillons, narrativement parlant (ce mot n’existe pas, mais il devrait). Mais en lisant bien, on comprend tout. Je crois. Hop !

couv23hbd2016 montagePouf. Fin.
Vous commencez à me connaître, je ne me suis toutefois pas arrêté à cette seule BD. Une fois de retour dans le  train pour rentrer à Bordeaux, un incontrôlable phénomène s’est produit.

 

Les 2h30 de la BD dans le train

Alors que j’étais assis dans le train, prêt à revenir dans le pays du vin, des cannelés et des chocolatines, une idée m’a soudain traversé l’esprit. Une nouvelle idée basée sur le thème du Western. À croire que ces 23hBD m’avaient complètement lavé le cerveau. Du coup, regardant l’heure, je me suis lancé un petit challenge : réaliser cette idée en 2h30 avant d’arriver, le tout en 4 pages. Les voici.

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Un scénario shakespearien, comme vous pouvez le constater.
Anecdote amusante : Au moment-même où j’ai eu l’idée de ces 4 pages, mon voisin de voyage a sorti son carnet de croquis pour commencer à gribouiller. « Un collègue ! », ai-je pensé tout en sortant mon propre matériel.
Il a tout de même dû se demander quelle sorte de stupéfiant me poussait à pondre 4 pages sur un délai aussi court, tandis qu’il terminait son dessin d’une demoiselle à moto. Les 23HBD, ça laisse des séquelles.
(J’ai tout de même pu le rassurer quand à ma gribouillite chronique aiguë en lui expliquant que je venais de passer 23h à dessiner sans interruption.)

Cette rencontre ne fut cependant pas la seule, bien au contraire.

 

Les rencontres de lecteurs

Une fois à Paris, le vendredi 25 et le lundi 28 dans l’après-midi, après un voyage en train pendant lequel mon voisin est reparti avec un gribouillis de poulpe, comme ça, hop, deux rencontres se sont organisées, histoire que je voie un peu vos trognes. Et ce ne fut point décevant.

Non contents de venir discuter et boire un verre (ou quatre), quelques lecteurs m’ont fait des gribouillis tous plus fabuleux et absurdes les uns que les autres (bon, j’ai un peu menacé les gens et toutes leurs familles pour qu’ils dessinent mais c’est un détail). Voici les œuvres réalisées entre deux discussions sans queue ni tête, mais fort agréables. Merci à eux.

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Ces deux après-midi furent très sympathiques. Avec Monkibe, nous étions ravis. Pourtant, on exprime rarement notre joie (on préfère dénigrer la populace, c’est bien plus tordant). On recommencera.

Ceci marque la fin de l’article, qui est déjà bien assez long, boudiou. Terminons en remerciant bien chaudement les organisateurs de ces 23h de la BD, en particulier le sieur Golliver et la Dame Zia qui ont assuré plus que de mesure.

Rendez-vous très bientôt pour deux prochaines vidéos (dont l’une en collaboration avec un autre blogueur que vous connaissez probablement…) et une éventuelle BD sur Pâques en retard. Si tout va bien.

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Bonjour à tous et toutes !

Aujourd’hui, c’est une annonce + un petit jeu participatif à votre intention (et un gribouillis, bien entendu, pour accompagner).
Les 23 heures de la BD arrivent à grand pas (les 26 et 27 mars), et de mon côté, ce sera l’occasion de monter sur la capitale. Tout d’abord, les « 23HBD », c’est quoi ? C’est ça.

L’année dernière, l’exercice a donné cette BD réalisée de 13h le samedi à 9h30 le dimanche (soit 20h30 non-stop de dessin acharné).

Cette année, je remets donc le couvert dans la région parisienne en compagnie de trois fous furieux du crayon : le bondissant Ceddo, la délurée Bambou et le roux Monkibe.
Nous organiserons deux équipes : Ceddo et Bambou contre Monkibe et moi-même. Donc deux BD de 23 pages en 23 heures, que je relaierai ici. Et on mettra sûrement plein de photos sur mon Snapchat (cherchez un certain poulop33).

Pour ajouter un petit grain de folie à cette folle entreprise, j’ai eu l’idée de vous demander une contrainte qui viendrait s’ajouter au thème et à la contrainte officiels des 23hBD.
Alors lâchez-vous, si cela vous dit, et ajoutez une contrainte de dessin (s’il y en a des marrantes, on en prendra probablement une par dessineux).
Exemples de contrainte : dessiner une carotte qui parle dans l’histoire, faire dix cases muettes d’affilée, faire apparaître un personnage schyzophrène…

Dernière chose : si certains parisiens traînent dans le coin, je serai sur Paris dès le vendredi 25 mars à 13h, ainsi que le lundi qui suit, la journée jusqu’à 18h environ. Si certains veulent organiser une rencontre / boire un verre / planter des choux dans ces créneaux là, je serai en errance, donc tout disposé ! N’hésitez pas à me contacter en cliquant sur l’onglet « Contacter l’auteur » tout en haut, là, voilà.

J’en ai fini. En espérant vous voir nombreux dans le coin !

23 heures de la BD 2016

La page des 23HBD
Le site des 23HBD

Un festival de défis : épisode 2

Ici, ce n’est plus un secret, on aime jouer. Que ce soit à cache-cache dans les bois, à « où est le panda ? » sur Facebook, à Super Mario chez les geeks ou au Kem’s dans les centres de loisirs (oui, ça s’écrit comme ça, ne cherchez pas, vous avez tort), l’auteur de ces lignes est un indécrottable grand enfant.
Cette tare sans nom m’a poussé, vil et diabolique que je suis, à aller démarcher en message privé un certain nombre d’entre vous pour vous faire participer à mon jeu de gribouille préféré, soit « Trois mots, un gribouillis ».
J’avais déjà débuté ce jeu avec une vidéo il y a quelques temps. Et une première session de défis à thèmes avait été résumée ici et .
Mais passons, je vous rappelle les règles de ce jeu interactif fort ludique :

  • Un lecteur me donne trois mots au hasard (noms propres, pious et poulpes sont proscrits)
  • Je gribouille un dessin basé sur ces trois mots

C’est complexe, je sais. Sans plus attendre, voici un florilège de ce que vous m’avez fait gribouiller, grands foufous que vous êtes tous et toutes.

DRAGON – PIRATE – CYBERPUNK
C’est Martin Wildy Irigaray qui ouvre le bal avec ces trois mots fort inspirants. Tellement inspirants que j’ai détourné le « cyberpunk » (qui ferait référence à un univers proche de Matrix en temps normal) en « Steampunk » (dont un bon exemple est le film d’animation Steamboy… Notez l’originalité dans les dénominations). Bref, j’ai pondu ça.

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Ce Dragon a besoin d’un prénom. Et le premier qui me sort « Kiki » se prend mon pied dans la narine gauche.

Une fois la bestiole gribouillée, le second défi a pu être lancé.

PRÉHISTOIRE – POST-APOCALYPTIQUE – CHOCOLAT
Trois mots, dont un composé, donnés gracieusement par une représentante de mon lectorat allemand la très sympathique Juu Mushu. Là aussi, j’ai un peu remanié les mots à ma sauce. « Préhistoire » devient ainsi « mésozoïque », et « Post-apocalyptique » devient « Pré-apocalyptique ». C’est moi qui décide, ceux qui ne sont pas contents peuvent aller se faire cuire ce qu’ils veulent tant que c’est sain et non-cancérogène.

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Ce dessin m’a pris 2h20 de mon temps. Et m’a permis d’apprendre que je ne maîtrise absolument pas Twitch. Mais ça viendra.

Une fois les dinosaures exterminés, il ne me restait plus qu’à dessiner des ornithorynques.

ORNITHORYNQUE – BÉBÉ – CHAPEAU
Krystal Key, fidèle lecteur du blog gribouillant à ses heures perdues des super-héros mi-héros, mi-nus (oui), m’a soudainement donné ces trois mots, respectés à la lettre pour le coup. Ce qui a donné ça.

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Quand un scénario logique peut résumer les trois mots donnés par les lecteurs, mon réflexe est de balayer l’idée aussitôt pour en faire quelque chose comme ça. C’est efficace.

Un bon bébé est un bébé noyé (ou congelé), comme disait mon grand oncle. Une fois la chose faite, un autre lecteur sauvage est apparu !

KKK – MÉSANGE – TULIPE
Non, « KKK » ne signifie pas « kangourou kamikaze à klaxon » comme vous le soupçonnez peut-être, mais naturellement Ku Klux Klan. Cette fois-ci, nous remercions Billy Drausin pour ces trois mots. Après trois nuits blanches et deux litres de café, une idée a soudain bondi dans mon esprit tourmenté pour devenir ceci.

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Typiquement le genre de dessin qui donne envie d’en faire une série en plusieurs tomes, exkluxivement à base de jeux de mots pourris.

Je devrais monter une entreprise de jeux de mots, je sais. Merci. Passons séant au gribouillis suivant.

VAN – ROAD TRIP – MER NOIRE
Cet avant-dernier dessin nous vient des trois mots offerts par Steven Herteleer, photographe vagabond arpentant des endroits sauvages et mystérieux tels que les temples cachés de la Mer Noire, des dunes ensablées ou encore le fil d’actualités de google +.
En est ressorti ce petit gribouillis.

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Comme on dit dans ces moments-là : c’est coule.

Décidément, beaucoup de chérubins se retrouvent à l’eau de nos jours. Mais passons maintenant au dernier défi, qui n’en était pas vraiment un.

DESSIN – LIBERTÉ – RIRE
Le 7 janvier, nous fêtions un triste anniversaire, celui de ces personnes qui ont prouvé qu’un crayon peut effrayer une Kalachnikov.

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Ne cherchez pas le piou, il n’y en a pas. Je sais, c’est terrible. Je vous invite à venir vous faire exploser chez moi si vous n’êtes pas contents.

Nous terminons ainsi cette petite session de défis « Trois mots, un gribouillis »,
en attendant la prochaine. Je remercie tous les lecteurs qui se sont prêtés au jeu, et vous dis à la prochaine, parce qu’on va continuer à s’amuser, que diable.

Thèmes de lecteurs : des lamas, des poulpes et des maladies

Une étude psycho-sociologique pourrait être réalisée à partir des propositions de thèmes des lecteurs. J’en suis convaincu.
Hier, lundi 28 décembre 2015, j’ai proposé aux internautes inscrits sur la page facebook de donner des thèmes et contraintes pour en faire une BD (j’avais déjà joué à ce petit jeu fin septembre, ce qui avait donné une BD pleine d’émotions).

Rejoint par l’ami Monkibe, je n’ai pu que constater un étrange phénomène : la plupart des thèmes proposés contient en général un animal étrange, souvent unijambiste et atteint d’une maladie comme la schizophrénie, la lèpre ou l’abonnement annuel au Figaro.
Mais qu’avez-vous donc avec les animaux, nom d’un poulpe ? Personne ne pouvait nous sortir « un dentiste suicidaire décide de lacérer tous ses patients à coup de meuleuse » ? Ou « Dix astuces pour égorger un enfant de petite section maternelle sans tâcher les voisins » ? À quoi sert toute l’éducation que je vous donne ici bon sang de bonsoir !

Mais passons. Deux thèmes ont été choisis au hasard, tirés respectivement par une main malgache et une main parisienne (toutes deux innocentes comme la rosée du matin). Le nombre de pages est tiré avec un dé.
Regardons ensemble ce qu’ont donné ces thèmes mis en BD par nos soins lors de cette folle soirée (qui a duré de 20h à 5h30 du matin, oui madame).

Premier thème, de Julia Mercier : Un lama lépreux fait le tour du monde en rollers avec un ornithorynque schizophrène.
Contrainte : placer au moins 10 expressions françaises.
Le tout en 2 pages.

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Voilà. Pendant que vous essayez probablement d’extraire votre cerveau par les narines, continuons avec le second thème tiré au sort, et sorti tout droit de l’esprit malade d’Estelle Eychenne :

Un sapin volant rencontre un poulpe dans un temple inca.
Contrainte : le sapin volant viens d’Andorre, et Cristina Cordula doit donner un conseil mode.
Le tout en 3 pages.
Non mais vraiment, merci. Je vais investir dans un abattoir. En attendant, nous avons pondu ceci.

Le poulpe le sapin et les truands LDJe rappelle que vous êtes les seuls fautifs de ce genre de machins dessinés. Tout a été tiré au sort. Vous êtes des monstres.

Mais allons, d’autres défis attendent l’ami Monkibe et moi-même, je vous dis donc à bientôt, fiers lecteurs et fières lectrices !

 

Trois mots, un gribouillis : Rock, Viking, Jeux video

Bien le bonjour les enfants !
Aujourd’hui, et ça faisait longtemps, je vous propose une vidéo. Point de Reine des Neiges cette fois (je vous ai entendu dire « ouf », les deux du fond), mais un nouveau concept avec un peu d’interactivité.
Votre serviteur aime son lectorat. Oui, malgré mon air aigri et mes coups de gueule incessants, je dois avouer que voir vos bouilles dans mes quartiers est toujours un plaisir.
Arrêtons toutefois les compliments avant que vous ne vous sentiez mal et allons droit au but.
J’ai décidé d’alpaguer, au hasard et selon mon humeur, des lecteurs/lectrices qui viennent régulièrement sur mon blog, ma page facebook, mon twitter ou mon compte Brazzer. Ces personnes se verront confier une rude mission : me donner trois mots au hasard. Sur la base de ces trois mots, j’improvise alors un dessin, le tout en filmant pour en faire une jolie vidéo.
Toutefois, pour les mots à choisir, quelques règles simples :
– Pas de « Piou »
– Pas de noms propres
– Pas de « Elsa », « Reine des Neiges » ou autre « Étron fumant »
Et sans plus attendre, voici le premier défi filmé, avec trois mots choisis très consciencieusement par Mademoiselle Nini (qui sous ses faux airs angéliques semble avoir passé environ douze pactes avec Satan, ne vous y trompez pas). Merci à elle.

Mais assez de blabla, place au gribouillis ! (regardez directement sur Youtube pour une meilleure résolution)

Et voilà ! Pour ceux qui veulent observer l’œuvre jusqu’à la fin de la journée, voici le dessin scanné (avec les couleurs qui rendent particulièrement mal, je sais.

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Je vous le dis : le chat n’est pas innocent dans l’histoire. Regardez cet air vide de toute âme…

C’est tout pour aujourd’hui. À bientôt les petits.

Un festival de défis

Il y a quelque chose de bien humain dans la notion du lancer de défis. Qui d’autre en effet qu’un être doué de conscience s’efforcerait de tenter quelque chose d’inconscient pour la seule et simple raison qu’il a justement conscience de l’inconscience de son acte ? Vous avez deux heures. Pendant que vous faites fondre votre cerveau en réfléchissant au sens profond de la précédente phrase ou que vous essayez de vous enfoncer l’œil gauche dans l’orbite devant tant de philosophie de comptoir au rabais, laissez-moi vous présenter ce qui va suivre dans l’article :

1- Les défis à thèmes des lecteurs malsains que vous êtes.
2- Le challenge Inktober.
3- Les gribouilles ailleurs qu’ici, c’est-à-dire sur les réseaux sociaux.
4- Poulop à Paris.

Allons-y gaiement.

1- Les défis à thèmes des lecteurs malsains que vous êtes.

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L’annonce des défis à thème posté sur la Page Facefook. Nous ne savions pas encore ce qui nous attendait.

Les 24 et 25 octobre derniers, l’ami Monkibe, ami dessineux squatteur d’Instagram, est venu me rendre visite à Bordeaux dans ma demeure, et nous avons décidé de jouer à un jeu interactif avec les lecteurs de la page Facebook. Cliquez fougueusement sur ce lien pour voir de quoi il en a retourné.

Après cette courte BD de 9 pages, nous décidâmes, en bons vivants, d’aller réitérer l’expérience des défis à thème dans un bar, accompagnés de quelques lecteurs / amis / amis de lecteurs / licornes qui nous ont rejoints, voire nous ont fait quelques dessins également. Et là, entre visites de lecteurs, lectrices, shooters offerts par le barman pour cause de dessin d’ornithorynque ou encore abordage de tables voisines, voire de voisines tout court, je peux vous assurer que la soirée a été animée. En sont ressortis quelques gribouillis plutôt intéressants. Voyez plutôt.

Les premiers thèmes choisis furent les suivants (cliquez pour agrandir, manants !)

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Le thème est écrit en titre de l’image ; son auteur également. La contrainte était de faire une illustration muette. Pour le coup, c’était plutôt simple.

Un autre exemple, réalisé cette fois par l’inénarrable Monkibe.

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Au départ, le thème précisait « légumes verts ». Mais notre culture est limitée. Enfin surtout celle de Monkibe. Je dis ça, je dis rien. La contrainte, elle, était de placer Bob l’éponge et son pote, dont le nom ne me revient pas, dans le dessin. Je vous laisse le soin de les trouver.

La soirée s’est un peu emballée au bar, c’est peu de le dire, et les personnes nous ayant rendu visite n’ont pas manqué d’apporter leur grain de sel. Voici quelques œuvres issues des différentes propositions que certain(e)s nous ont faites directement sur place, pinte à la main et shooter dans l’autre.

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Les premiers mots échangés avec la personne qui m’a demandé ce dessin furent « Bonjour, j’adore les licornes et les zombies » « Ah, si tu veux je te dessine une licorne-zombie » « D’accord ! ».
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Alors oui, il y avait un thème pour celui-là aussi. « Et si c’était la cheminée qui passait par le Père Noël et non l’inverse ? ». Thème donné par des esprits malades, vous en conviendrez.
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Un feu d’artifice avait lieu le même soir. Certains sont venus sécher leurs larmes dans le bar en participant aux défis de gribouillis.

Quand l’euphorie fut à son comble (et le taux d’alcoolémie dans le sang assez illégal), l’auteur de ces lignes s’est lancé le défi fou de réaliser un gribouillis à partir de trois mots choisis aléatoirement par l’assemblée, et ce en dix minutes maximum. L’assemblée a donc choisi « Space opéra », « trompette » et « lama ». Oui.

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Le premier qui ose critiquer mon lama se prend un tentacule gauche dans les gencives. OUI C’EST UN LAMA. Sacrebleu.

Après le départ de Monkibe et son retour à la capitale, j’ai continué tel un névrosé à gribouiller comme un acharné en suivant les thèmes que vous aviez proposés (poil au nez).

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Le thème était « le conseil de classe » et la contrainte de placer tous les mots que vous ne comprendrez pas dans le texte. Alors que moi, bien entendu, je les connaissais tous. Quelle question.
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Typiquement le genre de dessin qui procure un plaisir à la limite de l’orgasme en le dessinant.

Ainsi s’est terminée cette semaine placée sous le signe de l’improvisation dessinée. Mais les challenges ont continué, avec notamment l’arrivée du défi Inktober…

2- Le challenge Inktober.

Quelle sombre pratique cache donc cet étrange anglicisme ? C’est bien simple. Inktober propose à ceux qui aiment gribouiller de réaliser un dessin à thème par jour, et ce tout le long du mois d’octobre. Voici les cinq premiers dessins réalisés en début de mois.

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Jour 1. Soyons gais.
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Jour 2. Avec un T-rex, tout est mieux.
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Jour 3. Même eux ont le droit de manifester, non mais.
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Jour 4 et 5. Petite explication : j’ai loupé le quatrième jour d’Inktober dont le thème était « Sioux ». Voilà l’erreur réparée. Quel truand je fais.
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Jour 6. Ce dessin est en réalité l’idée de départ qui m’avait conduit à dessiner ce gribouillis là. Tout est lié.

Vous pouvez aller consulter la participation de tout plein d’autres dessineux sur cette page Facebook.

3- Les gribouilles ailleurs qu’ici

Un point sur lequel je souhaitais revenir depuis un moment : je gribouille sur quelques réseaux. Alors quel intérêt d’aller ailleurs quand on peut lire mes âneries ici ? Eh bien, je vous le donne en mille : il y a des dessins que je ne poste que sur les réseaux, en particulier quand ils sont assez courts. Je privilégie le blog pour les BD plus longues, sauf exception. Alors allons-y gaiement, voici quelques unes de ces œuvres postées sur ma page facebook, mon compte twitter et mon tout nouveau compte instagram. En vrac.

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Tout a du sens. Tout.
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Ce gribouillis peut être très bien compris comme très mal interprété. À vous de choisir.
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Toute ressemblance avec une personne existante serait purement fortuite. Pareil pour la mamie.
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Cela fait suite à la BD de la souris verte que j’avais gribouillée il y a peu. Pour rester dans la destruction d’innocence.
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Si vous vous reconnaissez dans Miss Valoute, veuillez insérer un lance-flammes dans l’un de vos orifices corporels et pressez la détente avec vigueur. Merci.

4- Poulop à Paris.

Terminons cette note de blog décidément très bavarde par l’événement du week-end : le festiblog (renommé « We Do BD »). Ce festival se déroulant dans la capitale, samedi et dimanche avec l’entrée gratuite, propose aux visiteurs de rencontrer pléthore de dessinateurs amateurs, professionnels, blogueurs BD, tout ça tout ça. Comme j’ai un blog, BD, paraît-il, j’y vais donc pour voir un peu la tête des blogueurs BD du coin. Si jamais vous voulez m’y croiser, n’hésitez pas à me contacter par le biais de ce blog (en haut de page, onglet « Contacter l’auteur« ), et on arrangera ça.

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Nous arrivons ! On va leur montrer, aux Parisiens, de quel bois on se chauffe (Du pin des Landes, en général).

Sur ce, assez parlé, que diable ! Je vous laisse et je vous dis à la semaine prochaine pour de nouvelles aventures gribouillées.

 

On n’est pas sortis de l’asperge…

Bonjour à toutes et tous !
Aujourd’hui, je vous propose une petite BD en peu spéciale, puisqu’elle a été réalisée en collaboration avec deux autres personnes. Pourquoi donc ? Voilà une question des plus pertinentes. Félicitations. Pour réponse, voici l’annonce Facebook à l’origine de ce qui va suivre.

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Facebook, c’est la magie de l’interaction. Et la révélation des mœurs douteux des lecteurs.

Partant de ce petit événement, j’ai reçu de votre part, fous que vous êtes, plus de quarante réponses. Oui, quarante réponses sans queue ni tête et révélant au grand jour la folie qui anime une bonne partie d’entre vous (et un certain côté malsain pour certains).

Malheureusement, notre cruel jeu nous a obligé à n’en choisir qu’un. Le thème retenu pour réaliser la BD fut celui-ci :
Poulop et Monkibe découvrent leur super-pouvoir ; l’un peut voler, l’autre peut faire pousser des asperges par la seule force de sa pensée.
La contrainte était la suivante : le mot « super » doit être utilisé 25 fois MINIMUM.
Après moultes sueures et larmes, nous sommes donc arrivés au résultat suivant. Cliquez pour voir en plus grand, comme d’habitude. Bonne lecture !

Hebergeur d'imageÀ bientôt pour la suite de ce défi !

23 heures de la BD : les Naufragés

Les amis, c’est l’heure du débriefing. Les 23 heures de la BD se sont terminées hier à 13h pétantes.

Qu’est-ce donc, les 23hBD ? Eh bien toutes les explications sont ici : clic magique.
Pour faire bref
, : 23 heures, 23 pages de BD à réaliser à partir d’un thème donné le moment venu et une contrainte. Ici, le thème était Les naufragés, et la contrainte de faire apparaître David Hasselhoff portant un T-shirt avec l’inscription « I love Piak » dans la BD. Simple, quoi.
L’ami Monkibe (venu pour l’occasion de Paris pour y participer) et moi-même avons donc laissé sueur et larmes dans l’accomplissement de ces heures dessin.
Pour consulter les réalisations des autres participants aux 23hBD, c’est par là.

Mais arrêtons la parlotte, je vous laisse un résumé en 5 petites cases de ce week-end fou, à la suite de quoi vous pourrez lire la BD que j’ai réalisée dans la fatigue, les convulsions et le sang. Et en bonus, des photos de « l’atelier » aménagé pour l’occasion dans mon modeste chez-moi.

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Maintenant que vous avez capté l’ambiance qui régnait ici, je vous laisse avec la BD. Cliquez donc dessus pour la voir en plus grand.
Bonne lecture !

442020montage23hbdVous êtes encore là ? Très bien. N’hésitez pas à me laisser un petit mot pour me donner votre avis, j’aime quand vous me dites que vous m’aimez.

Comme je suis un homme bon,  je vous laisse le bonus promis en début d’article : les quelques photos de notre atelier de dessin.

Vous savez tout ! Merci d’avoir eu le courage de lire jusqu’ici et à la prochaine les enfants !

(24-1) heures chrono

Chers internautes liseurs de blogs BD,
Les 28 et 29 mars, de 13h le samedi à la même heure du dimanche, le modeste maître des lieux participera aux 23 heures de la BD.
Diantre, vous exclamerez-vous avec des yeux brillant d’impatience, mais en quoi cela consiste-t-il ? C’est simple : il s’agit de réaliser, en 23 heures, une bande dessinée de 23 pages ainsi que la couverture, en se basant sur un thème (exemple : la gobeuse de hamsters) et une contrainte (exemple : dessiner les yeux bandés) donnés.
Pour m’aider dans cette faste tâche, l’ami Monkibe (qui n’a ni site internet, ni blog, ni réseau social, donc pour faire sa pub, on repassera) participera également.
Nous essaierons d’installer une webcam live pour que ceux qui n’ont absolument rien à faire d’autre de leur vie puissent observer l’avancée des travaux.
Pour vous faire une idée du résultat, je vous invite à jeter un coup d’œil aux productions des auteurs des années précédentes.
Le résultat des 23h sera posté ici et sur le site des 23hBD, alors ne loupez pas le rendez-vous, petits filous ! Allez, sortez gambader un peu, au lieu de glander sur le net.

Ah et pour l’occasion, j’ai fait un dessin.

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Et c’est ainsi que l’on inventa l’expression « décoller comme un lapin avec un crayon-fusée géant ».